2007- entrée d'Uzès
La Croix des Palmiers
Lorsque l’on rentre dans Uzès en venant de Nîmes, la
place qui abrite la station- service au débouché anciennement de la rue Tour du
Roi et Petite Bourgade, est dénommée pour les Anciens « La Croix des
Palmiers ».
Un immeuble a été construit
à la place des Moulins à huile Brès. Au début du 19ème siècle, des
bâtiments accueillaient la poterie Vernet, deux frères venus de Marseille qui
travailleront par la suite avec les Pichon à l’origine de l’industrie potière
d’Uzès.
En face de la
station-service, un parc abritait une maison de maître « le Refuge »,
qui servit de centre aéré. D’où le nom du parking.
Mais pas de palmiers à
l’horizon !!
En fait il s’agit de la
déformation au fil des ans du nom d’un conseiller et ami du roi Charles V,
Geoffroy Paumier de la Bretagne, époux malchanceux d’Aalacie fille de Jacques
du Pin, habitant Uzès, seigneur de Durfort.
Il était avocat du roi à la
sénéchaussée de Beaucaire, juriste talentueux, érudit, il s’était fait un nom
par les services diplomatiques qu’il avait rendu à la royauté.
Sa femme, nous dit-on, le
tourmentait souvent. Un jour elle lui demanda s’il priait quelque fois le Bon
Dieu.
-
Oui, lui repondit-il, surtout depuis que
je suis marié..
-
Et
que lui demandez-vous ?
-
La Patience !!
Veuf rapidement, sa
femme, malgré tout, lui laissa entre
autres choses, une belle maison rue de la Barrière, actuelle rue Paul Foussat.
Paumier dans son
testament en date du 24 juin 1322, laissa des fonds pour l’érection d’une croix
à l’entrée des bourgades. Elle fut mise en place en 1393, et appelée Croix de
Paumier. Elle sera plusieurs fois abattue, puis relevée au même endroit..
Les Huileries Raffineries Modèles de Jean Brès fondées
en 1864, occupaient ce secteur jusqu’aux années 1950. Le panneau publicitaire
ci-dessous montre l’importance des bâtiments, fleuron moderne d’une
« industrie » moulinière. Aujourd'hui on oublie que la ville d'Uzès a été avant d'être une ville touristique, a été un centre artisanal et industriel.
Tout est dit sur ce panneau. En haut à gauche, les trieuses,
les broyeurs, les trieuses, à droite la tonnellerie, le lavage des fûts, le
magasin d’expéditions. On apportait ses olives à cette usine équipée de moulins
à vapeur dès 1864.
Jean Brès après la saison de l’huile d’olive, avait
ouvert un atelier de torréfaction du café. Il proposait aussi des bonbonnes,
des bouteilles défiant toute concurrence car il était grossiste de ces
produits. On pouvait acheter aussi chez lui, savon, café, lait concentré, légumes
secs, bonbons…On pouvait être livré par un « charreton ».
La famille Brès habitait au 45 de la Petite Bourgade,
un immeuble qui sera transformé en six appartements. Avec Emile, le fils,
l’affaire périclita et ferma. Ce sera une perte d’emplois permanents et
saisonniers et une perte d’image pour la ville.
Source : Monique Domerson Répuvlicain d’Uzès et
du Gard 19 mai2010—L’Extra local Uzès 2007—Lionel d’Albouisse Histoire de la
ville d’Uzès 1903---
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