mercredi 6 mai 2026

Mathieu de Bargeton, seigneur de Vallabrix

 Mathieu de Bargeton, seigneur de Vallabrix


Les Bargeton apparaissent dans les textes de notre région très tôt. Nous pouvons penser que les origines de cette famille sont celles de paysans propriétaires terriens qui ont réussi socialement. Des Bargeton sont signalés dans la région de St Ambroix, Anduze dans les Cévennes en 1420. Ils sont marchands, bastiers (fabricants de bâts, essentiels pour le transport des marchandises par mules et mulets), apprentis apothicaire, notaire royal, ils achètent des terres, donc bien installés. Dans l’Uzège, ils apparaissent dès 1368 avec Antoine de Bargeton consul d’Uzès, un Mathieu, viguier en 1398, déjà attirés par les hautes fonctions. En 1509 un arrêt de la Cour du Parlement de Toulouse nous indique un Jean Bargeton, consul d'Uzès avec Raymond André, consuls nommés par le Sénéchal de Beaucaire (Beauquère).


En 1462, un Mathieu Bargeton est coseigneur de Montaren près de Vallabrix. Dans les compoix d'Uzès il est dénommé "Mathieu le Vieux". C’est un maître-drapier qui rêve d’anoblissement, comme la plupart des bourgeois enrichis de cette période. Il habite Uzès, Nîmes dans les beaux quartiers une maison proche de la Maison Carrée, un mas à Montpellier et fait partie de la clientèle du vicomte Louis de Crussol sous le roi Louis XI. Il est au siège de Perpignan (1463 ?) Nos rois aimaient se servir des réseaux des marchands, toile d'araignée organisée, discrète, sûre et qui savaient attendre les honneurs promis en contrepartie. Louis XI a eu ce bon mot : «en politique il faut donner ce qu’on n’a pas et promettre ce qu’on ne peut donner»!

Dans cette deuxième moitié du 15ème siècle, bon nombre de bourgeois seront anoblis. Mais ce n’est pas encore le cas pour les Bargeton. Mathieu le Vieux est représentatif d’une bourgeoisie qui domine les villes par ses activités artisanales, financières, immobilières, commerciales.

Ce même Mathieu Bargeton, Le Vieux en 1503 possède à Nîmes, une maison près de la Maison Carrée, quartier plutôt aristocratique : ses voisins étaient des seigneurs de Caissargues, de Caveirac, de Saint-Véran, de Marguerite, de Nage...vingt des familles de ce quartier figurent sur la liste des plus imposées et deux sont inscrites aux premiers rangs. 204 maisons, et 422 habitants dans ce secteur de Nîmes, des maisons avec jardins, généralement spacieuses. L'hôtel particulier du seigneur de Nage était appelé la "Grande Maison" avec ses 700 cannes carrées de terrain !! On comprend mieux l'ambition de Mathieu le Vieux

Le second Bargeton connu à cette époque est Ambroise Bargeton, né en 1506, médecin de Jacques de Crussol et de son frère Charles Il est diplômé de la faculté de Montpellier en 1530. Est-il un des fils de Mathieu le Vieux ? Les dates pourraient concorder. Une autre source lui donne pour père Pierre Bargeton, (fils de Mathieu le Vieux ?) et pour mère Marie d’Aymes, de la famille d’un coseigneur de Blauzac, qui s'est rendu célèbre lors de la Michelade de 1563 à Nîmes.). Ambroise sera aussi médecin de Jacques de Genouillac et Médecin ordinaire du roi François Ier. Il meurt en 1547 à Paris, ayant embrassé la foi réformée.

Mathieu le Vieux signe des actes avec son petit-fils, Mathieu le Jeune, baux, transactions... Il reporte semble-t-il son ambition sur son petit-fils qui est décrit comme écuyer. Le terme d'"écuyer" démontre, s'il était nécessaire, l'ambition familiale. Ce terme deviendra dans le langage commun et dans nos pays de droit écrit, un titre de noblesse surtout après 1579. Rêve de fondation d’une dynastie, aspiration qui sera contrecarrée par l’Histoire et ses ruses dès le milieu du 17ème siècle….

Mathieu le Jeune est anobli le 19 novembre 1533 par Lettres de Noblesse de François Ier signées à Marseille. Le roi rappelle les éléments qui permettent de faire de Mathieu un noble : il a bien servi le royaume et il possède quelques biens. Les biens nobles qu’il possède, il s’agit en fait d’une petite olivette de Lédenon sans dépendances achetée le 26 septembre 1528, terre qui autrefois était «décorée du titre de baronnie». Donc notre Mathieu le Jeune au moment de son anoblissement était plus proche de la roture que de la noblesse !! Dans ses lettres d'anoblissement il est fait mention de "grâce spéciale" de la part du roi François 1er, de service "tant de sa personne à l'encontre de nos ennemis et adversaires ». Toujours dans les lettres d'anoblissement, il est fait référence à des sommes d'argent "prêter" pour subvenir aux grandes affaires du royaume. Cela nous parait plus dans ses cordes. La famille de Bargeton a dû comme d'autres, participer à la rançon de 2 millions d'écus lors de la paix de Dames de 1529 pour racheter la libération de François 1er.

L'acte d'achat de l'olivette de Lédenon est signé dans le cellier de l'acheteur selon la coutume languedocienne de l'époque. Les deux parties, le vendeur Petrus Brunelli (Pierre Brun) et Mathieu Bargeton étaient sur place dans la cave (apotheca) à vin pour y boire "le vin du marché". L'achat de cette terre qui fut une baronnie est la première marche de la dynastie Bargeton vers la noblesse. La coutume de conclure une vente par un verre de vin se perpétuera jusqu'au 20ème siècle.

(La lettrine de Mathieu de Bargeton, le M surdimensionné très ouvragé indique qu’il est « Le » Mathieu de la famille des Bargeton, Ego, affirmation de la création d’une dynastie ??)

L'armorial d'Hozier nous indique que les lettres d'anoblissement de Mathieu sont scellées à la cire verte, expédiées à la Chambre des Comptes et enregistrées au Livre des Chartres n°91. Trois cents écus d'or sont payés au Trésor en mai 1534 pour finaliser l'opération.

Nous avons du mal à évaluer ce que représente cette somme. L'"écu au soleil" va fluctuer tout au long du siècle. L'afflux incontrôlé d’or d'Espagne entraine une inflation très préjudiciable à l'économie des pays européens. A partir de 1570-74, sa valeur est un peu plus stable grâce à une politique anti-inflationniste. Il semble que les 300 écus d'or représentaient une somme rondelette. En 1565, dix bœufs dontés (domptés, dressés) et aratoires (pour le labour) coûtent 92 écus d’or, donc l’anoblissement aurait coûté environ 30 bœufs !!

Mathieu le Jeune possède d’autres biens, roturiers ceux-là, car nous les retrouvons sur le compoix d’Uzès de l’époque : il est l’un de ceux qui paient le plus d’«impôts». Il caracole en tête des contribuables avec les Toulouse-Foissac, les Aymes, Sollier, Jean de Vaux...Sur le quartier de St Firmin d’Uzès il possède des prés joignant son moulin sous le pont de la Maladrerie (entrée actuelle d'Uzès sur la route de Bagnols), un moulin drapier sur l’Alzon. Toujours dans ce faubourg il est propriétaire de prés, olivettes, vignes et a pour voisin André de Vaux que nous retrouverons plus loin allié par mariage aux Bargeton. A Uzès sa maison est une des deux plus grandes. Ce sera la maison ancestrale où la branche Bargeton-Vallabrix se retrouvera. Elle est toujours debout, à l’angle de la rue de la République et de la place Dampmartin. A une époque elle allait jusqu’aux remparts, le boulevard maintenant.

Sur le quartier de Castille (actuellement route de Nîmes-Arpaillargues) il est propriétaire d’un mas avec une dizaine d’hectares. Le compoix d’Uzès du 16è siècle fait état de 39 biens sur cette ville d’Uzès. En 1541 un démembrement pour 17 fiefs (17 septembre) dans l’Uzège. Dans les comptes du diocèse d’Uzès de 1549  Mathieu de Bargeton doit payer 32, 788 livres de taille, et un apurement pour les années 1548 à 1552 le condamne à verser 13, 662 livres.

Mathieu le Jeune possède dans Uzès même, des prés et jardins, un moulin dans la vallée de l’Eure. Il a une « botique » devant laquelle en 1535 il sert de témoin à une transaction. (Cabinet des Titres de François Ier, BNF).. Les transactions ont encore besoin de témoins, malgré l'emploi de greffier et de l'écriture qui se développe. Précédemment l'habitude était de prendre des témoins relativement jeunes plutôt que trop âgés, pour qu'ils puissent longtemps servir de mémoire. Ici la transaction se fait "devant la botique", devant vraisemblablement d'autres passants-témoins, au grand jour. Nous ne sommes pas loin des poignées de mains de nos grands-parents qui scellaient ainsi un accord, il n'y a pas si longtemps!!

Autre exemple de l'importance des témoignages à cette époque :

L'original des Lettres de Noblesse des Bargeton est perdu et le 12 avril 1553 le juge d'Uzès après enquête délivre une copie conforme. Plusieurs témoins assurent sous serment avoir vu et «touché» le document original. Le contact physique avec le document est primordial, évacue le doute. Toujours la main qui engage, qui jure.

Dès 1537 il prend le titre de Baron de Lédenon, puis en 1541 il est qualifié de seigneur de Vallabrix, domaine qui est son fief principal et titre qui restera dans cette famille jusqu'au début du 19ème siècle.

Et dès 1536 Mathieu de Bargeton va étendre son domaine en commençant par Vallabrix. Il prend son rôle de seigneur très à cœur : «Il ne craignit plus de s’agrandir en faisant des acquisitions qui n’étaient pour lui que des occasions de faire usage des privilèges attachés à sa nouvelle qualité»

Le 27 juin 1536 notre Mathieu achète la Juridiction de Vallabrix, celles de Sagriès et de La Baume les 20 avril et 6 juillet 1537. Il fait aveu et dénombrement de ses possessions devant le Juge-Mage d’Aigues-Mortes sur l’ordre du sénéchal de Beaucaire le 17 septembre 1541. Il possède 17 fiefs dont

- Vallabrix, Sagriès et La Baume avec tous droits de justice haute, moyenne et basse, - à Lédenon, la justice haute et moyenne, - la quatrième partie de Laugnac, la seizième de Montaren, avec haute, moyenne et basse justice,- la douzième partie d’Arpaillargues et la quatrième de Blauzac, plusieurs cens sur Bezouce…

Une partie de Montaren était déjà depuis 1462 dans l’escarcelle des Bargeton avec le grand-père Mathieu le Vieux


. Le 20 juin 1541 Noble Audibert de Gregoire de Gardies, coseigneur de Blauzac cède à Mathieu de Bargeton seigneur de Vallabrix moitié de ses droits et juridiction qu'il possédait sur ce domaine, en indivision avec Jean de Bourgjuif de Deaux. Comme une tache d’huile, le domaine s’agrandit dans l’Uzège. Il ne se contente pas de domaine avec basse justice mais au contraire avec pleine justice et droits. Il va aussi déborder sur les terres riches d’alluvions du côté du Rhône. Ses fils et petits-fils ont des intérêts (terres, maisons, péages, fermages…) à Montfrin, Aramon, Vers, Vallabrègues, Comps…

 « Juncta Placent, S’il vous plait de nous rejoindre ». la devise de Mathieu de Bargeton, proche de celle du roi Philippe Vi de 1328 « qui m’aime me suive »

Mathieu est receveur de la taille en 1531/1539, puis en 1555. On le voit en juin 1538 régler un problème épineux : les «folez de la gendarmerie» (dégâts des soldats) ont coûté une somme «de plus grande» en frais et dépenses au prêtre Jean Thomas de Monfrin.

C’est sa période flamboyante ! Le nombre d’actes que nous retrouvons malgré le temps écoulé indique un Mathieu gros travailleur même si l’on sait qu’il avait certainement des commis.

Le receveur achetait son office plus ou moins cher selon l’importance du diocèse. Il était rémunéré, ses frais payés (chevauchées, greffiers, commis..) A cette époque, on pouvait gagner beaucoup d’argent en jouant «les percepteurs des impôts», un % (2 à 3% jusqu’à 5% dans des cas particuliers) des sommes reçues passait dans la poche du receveur. C’était aussi un travail de confiance, qui nécessitait une bonne connaissance des familles, et une influence sur la société. C’était parfois l’occasion de prêter de l’argent et de s’enrichir, d'acquérir à bas prix des terres, de réaliser de substantiels bénéfices par la connaissance d'affaires intéressantes. Soupape de sécurité en cas de conflit entre les imposés et l'administration, les receveurs de la taille étaient aussi des facteurs de paix sociale ou les premiers marqueurs du désamour des habitants. Parfois leurs maisons brûlaient, parfois ils étaient malmenés physiquement. Ils étaient responsables de la bonne rentrée d’argent. Ils étaient aussi responsables de la répartition fiscale entre chaque localité. Ce qui leur octroyait une certaine sécurité et respect.

Notre Mathieu de Bargeton aura vécu au moins sous quatre règnes : François Ier (1515-1547), Henri II (1547-1559), François II (1559-1560) et Charles IX (1560-1574). Il a vraisemblablement entendu parler dans sa petite enfance de Louis XII (1498-1515), de Louis XI (1423-1461/1483), cher à son grand-père et il a rencontré le futur Henri IV, Henri de Navarre lors de ses passages en Uzège. Il était de l'assemblée qui a reçu Catherine de Médicis et son fils Charles IX, accompagnés du Duc d'Anjou le futur Henri III, lors de leur passage en Uzège en 1564.

Mathieu de Bargeton décède en 1572 en laissant quelques dettes envers les consuls d'Uzès (1166 livres) et envers Mathieu et Etienne Ravaud (1165 livres) qui seront portées à la charge de ses héritiers devant la cour royale d'Uzès en 1622-1624. Il avait certainement de quoi payer ses dettes, mais le moment était à la procédure ! Et puis dans ces périodes troublées, les preuves pouvaient se perdre, les tribunaux étaient occupés ailleurs !! D’ailleurs il s’écoule cinquante ans avant que l’affaire soit portée devant un juge ! Il est vivant le 1er mai 1572 car il reçoit de la Chancellerie des Lettres Royales adressées au sénéchal de Beaucaire.

La façade Renaissance que Mathieu nous a laissée à Vallabrix est d'inspiration très protestante : col huguenot des masques, des escargots symboles de l'orgueil déplacé des hommes... Son implication avec ses fils dans les événements religieux depuis les premières escarmouches de 1560 est relatée par plusieurs sources. Probablement moins vindicatif et guerrier que ses descendants étant donné son âge. Il est vrai que le climat va devenir nettement plus orageux à partir de 1574 donc après son décès.

Thomas Platter, un jeune médecin suisse de Bâle s’installe à Uzès de 1597-98. Il nous a laissé le récit de cette période, son atmosphère. Il passe par Vallabrix en 1595 : il trouve le village en piteux état, en ruine. A cette époque les familles vivaient à l'intérieur du fort qui était protégé par une petite garnison sous le commandement du sieur Combet ou Petit Combe. 25 habitants en 1541, combien en 1595 ? Des baptêmes catholiques sont enregistrés, 4 en 1594, 11 en 1595, 6 en 1596, donc des couples en âge de procréer, du travail, des maisons, autant de signes de renouveau... Un potier d'étain Pierre Chanes, un maçon Jean Benoît et un maître-maçon Etienne Bouzigues sont installés à Vallabrix. C’est la période où les potiers d’étain font fortune grâce à la bourgeoisie et à la petite noblesse montante. Les maçons construisent, décorent, embellissent nos rues, les fenêtres s’ouvrent, les escaliers s’ornent de balustres…. Il y a du travail, un besoin de confort, d’afficher son aisance, son statut social pour être respecté.

Mathieu de Bargeton en bon gestionnaire, intervient dans l'installation et le mariage d'un menuisier sur notre village. Le 24 avril 1565, maître menuisier Pierre Canne originaire de Troyes, mais habitant Nîmes, épouse noble Nadale Mejean fille de feu noble Nicolas et de noble Marthe Milone de Vallabrix, quasi ruinée.. La dot est de 50 livres et deux robes. Un forgeron (faure) Jean Gay installé à Vallabrix originaire de St Laurent Les Arbres se marie en 1539 dans notre village avec Catherine Athenon de St Roman diocèse de Die en Dauphiné. Il est autorisé à s’installer dans une jasse abandonnée à l’extérieur du fort. En 1570, un serrurier de Fontarèche Antoine Souchon se marie et s’installe à Vallabrix, contrat de mariage avec noble Jeanne de Mejan fille de feu noble Nicolas et de noble Marthe Milon de Vallabrix. Les familles Gay et Souchon vont nous accompagner jusqu’au 20ème siècle. L’installation sur le village d’artisans va amener un mieux vivre et des enfants. Mais Mathieu n’oublie pas les paysans qui ont besoin aussi d’un coup de pouce. Il donne en 1545 en dot deux brebis avec des agneaux à venir à Casarine Laurent qui vient de se marier avec Jean Boutaud de notre village.

La vie est la plus forte.  Les guerres d’Italie et les guerres de religion ont drainé vers l’Uzège des soldats, cadets de familles nobles souvent, français, parfois étrangers, venus chercher fortune chez nous. Ils achètent des terres, des coseigneuries, se marient avec nos filles. Ils participent aux renouveaux économiques, démographiques et font évoluer les mentalités. Des familles sont descendues du Massif Central pour travailler à Uzès, ouvriers du bâtiment surtout, et dans les villages pour relancer l’agriculture et l’artisanat. Une petite-fille de Mathieu de Bargeton Mondete fille de Balthazar et de Gabrielle de Brueys épouse un cadet du Rouergue venu combattre aux côtés des Crussol, Bertrand de Morilhon seigneur de Génévriers en 1611, de «fort belle figure» !!.

Le même Thomas Platter écrit en 1597 : «Les faubourgs (d'Uzès) ont été plusieurs fois détruits, mais très bien rebâtis. Un tiers environ de la bourgeoisie y réside, et c’est là que se trouve le jeu de paume». Antoine Merle en effet de retour de guerre installe dans son auberge une salle de jeu de paume. Toujours d’après Thomas Platter on dénombrerait 1500 feux (familles) à Uzès, ce qui parait beaucoup, 5000 à 6000 personnes. Une vingtaine de bourgeois dont la fortune s’élève à au moins 30 000 livres tournois, et une cinquantaine de bourgeois ont un avoir de 20 000 livres au moins. Jean Gondin sieur de Carsan, bourgeois, et hôte de Thomas Platter s’est porté acquéreur de deux villages, et a pour 600 000 francs de créances.

Energie de reconstruire, volonté d’aller de l’avant, foi en l’avenir ! Toujours d’après le récit de Thomas Platter, en septembre 1597, lors de la foire de St Firmin, des marchands d’Italie, du Piémont sont présents, en grand nombre, profitant ainsi d’une certaine stabilité politique et économique.

Pourtant à Nîmes en 1590 on arme encore les hommes de 15 à 50 ou  60 ans pour garder les six portes de la ville. Peur de la peste, des émeutes, des gens venus d’ailleurs.. En cas de danger seules les portes de la Couronne et des Prêcheurs restaient ouvertes.

 

 

Bernadette Voisin-Escoffier  Pour en savoir  plus  Médiathèque ou site internet du village « Mathieu de Bargeton seigneur de Vallabrix  15ème au 19ème siècle. »--- photos de la façade Renaissance  collection personnelle --



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