dimanche 27 septembre 2026

Léon XIV un pape presque Français

 



Tombe de Jean/John Robert PREVOST

Léon XIV, un pape presque français… !

 

 

Léon XIV porte un nom typiquement français, Robert Francis Prevost. Naturalisé péruvien, de nationalité américaine, sa généalogie révèle un incroyable mystère. Le 19ème siècle est le siècle d’un brassage européen de grande envergure. Les historiens pensent que plus de 60 millions d’Européens sont sur les routes, changent de pays, espèrent une vie meilleure ailleurs. Et il faut s’attendre à des zones d’ombre dans ces parcours de vie….

Sur les actes de naissance du père de Léon XIV et de son oncle on relève des incohérences et des prénoms aux consonances italiennes surprenantes : Louis Lanti Marius Prevost et John Centi Prevost.

 


Acte de naissance de Jean Centi PREVOST, 1917



Salvatore Riggitano –
The daily Gate City
(Keokuk, Iowa),
10 juillet 1910.

En fait,,leur père menait en réalité une double vie. Celui qui se faisait appeler “Jean” ou “John Prevost” dans la vie courante se nommait en vérité Salvatore Giovanni Gaetano Riggitano.

Né le 24 juin 1876 à Milazzo, en Sicile, il n’était pas français comme il le prétendait mais italien : professeur de langues romanes, il parlait parfaitement italien et français, ce qui lui permettait de jouer aisément sur les deux tableaux. Il propose aussi des cours d’allemand, d’espagnol. (voir ci-dessous la petite annonce). Le pape Léon XIV aurait donc très bien pu s’appeler Riggitano !

 

 


Petite annonce de leçons de français, italien, allemand “Riggitano / Prevost”

L’histoire de cette famille est digne d’un roman. Salvatore est déjà marié avec Daisy Hugues quand il tombe amoureux d’une jeune Française, Suzanne Fontaine, née au Havre en 1894. Rapidement un enfant nait, un fils.  Suzanne est la grand-mère du pape.



Certificat du mariage Salvatore /Daisy Hugues

En 1917, le scandale éclate au grand jour et la presse américaine s’empare de cette affaire..A cette époque on ne plaisantait pas avec l’adultère. La »séductrice » portait l’essentiel de la honte. Suzanne doit s’éloigner pour accoucher dans un établissement catholique pour jeunes filles célibataires, à Lackawanna dans l’Etat de New-York.

Suzanne pour déclarer la naissance de son fils sans donner l’identité de son père, va prendre le nom de jeune fille de sa propre mère Jeanne Eugénie Prevost. Et c’est ainsi que le pape Léon XIV se retrouve avec un patronyme français, celui de son arrière-grand-mère.

Sa mère Mildred Agnès Martinez mariée à Chicago en 1949, a aussi des origines françaises. Son père Joseph fabricant de cigare était originaire de Nouvelle-Orléans, vieille famille française du temps où cette région était colonie française.

Chez les Martinez on trouve des origines Normandes, Béarnaises, Guadeloupéennes, Marseillaises…..

Des cousinages prestigieux, Jean de Lattre de Tassigny, Edmond Rostand, Albert Camus, Éric Cantona, Nadine Trintignant, Caroline Cellier ou encore l'ancien maire de Marseille, Jean Claude Gaudin….

 On a tendance aux Etats-Unis à oublier que le pays s’est fait avec des migrants de toute nation.

 

Sources : septembre 2026 par Frédéric Thébault La France Pittoresque—wikipédia.org--

 

 

 

 

 

dimanche 13 septembre 2026

Calendan le cheval qui rue

 


La Tour Carbonnière - Grand Site de France - Office de tourisme d'Aigues-Mortes


Calendran lo Reguitnaire, le cheval qui rue


Il y a très longtemps, à Aigues-Mortes, un jeune officier pauvre et amoureux d’une belle jeune fille…   Eternelle histoire !!   Un conte ou bien histoire toujours recommencée ?

En ce temps-là, les gens d’Aigues-Mortes répugnaient aux mésalliances. Ils jouissaient d’une situation économique qui semblait reluisante avec des revenus supérieurs à ceux des villages voisins : le sel, la vigne, la pêche…Et puis les habitants du bourg vivaient un peu en vase clos derrière leurs remparts et leurs marais, un mode de vie à part.

Le jeune officier commandait le passage de la tour Carbonnière au nord de la ville. Ce passage reliait Aigues-Mortes à la plaine du Bas-Languedoc, autorisant ou non le commerce avec les autres villages. Un lieu de passage obligé, avec une route qui passait sous la tour. Un texte de 1346 nous dit que « cette Carbonnière est la clé du royaume en cette contrée »..

 Les pêcheurs d’Aigues-Mortes sous l’Ancien Régime jouissaient du droit de franc-salé et étaient autorisés à exporter en franchise le poisson salé qu’ils vendaient aux gens de Lunel, Sommières, Nîmes…. Ils passaient par la tour sans payer. Sauf qu’un jour, au retour, un gouverneur de la cité y installa un péage pour tous ceux qui entraient dans la ville. D’où notre officier, probablement à la solde étique et famélique.

Or un jour, il vit la fille du Premier Consul de la ville, il fut foudroyé par sa beauté solaire, son sourire, ses yeux d’un bleu azuréen… bref en un instant il était amoureux !

La belle trouva l’officier à son goût et lui rendit son regard.

L’officier envisagea le mariage et se rendit chez le père. Qui ne l’entendit ni d’une oreille ni de l’autre ! Il renvoya rudement notre officier à son guet, vers son poste qu’il n’aurait jamais dû quitter. Il promettait sa fille à un parti moins miteux !!


Furieux, vexé, notre militaire mit au point sa vengeance. Son cheval Calendran ruait sans cesse. Seul son maître et son valet pouvaient l’approcher. Il l’attacha sous la voûte de la tour et dès qu’une personne s’approchait, Calendran ruait. Personne ne pouvait plus passer.

Et les protestataires étaient renvoyés chez le père de la belle. L’officier s’abritait derrière le règlement qui prévoyait que le cheval devait être logé sur le lieu de son travail. Forcément, sous la voûte de la tour, et non au sommet !

Au bout du quatrième jour, les habitants finirent par aller vociférer sous les fenêtres de l’édile qui accorda par force plus que de gré la main de sa fille à notre officier-guetteur de la tour Carbonnière.La tour Carbonnière vue du sud.

 

 

Sources : Jacques Durand « André Bouix Gardian en Camargue » édit Voix du Pays Stock 1980--– A Bouix A Laborieux C Galtier « Le Trésor des jeux Provençaux  Culture provençale 1952--